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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 10:00

La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,
Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,
De mille souvenirs en jaloux je m'empare ;
Et là, seul devant Dieu, plein d'une joie avare,
J'ouvre, comme un trésor, mon coeur tout plein de vous.


  A.deMusset
   

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 09:35

Quand tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encor de jeunes amoureux ;
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.
Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire : "Je t'aime !"
Alors avec grand soin nous le recompterons :
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose se poser,
Quand sur notre vieux banc, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave et plus serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent ;
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens :
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur ;
Retenir, s'il se peut, l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare :
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis nous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Les Pipeaux, 1889 Rosemonde GÉRARD

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 19:57

Le livre de la vie est le livre suprême
Qu'on ne peut ni fermer ni ouvrir à son choix
Le passage attachant ne s'y lit pas deux fois
Et le feuillet fatal se tourne de lui-même
On voudrait revenir à la page où l'on aime
Mais la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 09:57

Il meurt lentement...  
 
Celui qui ne voyage pas,  
Celui qui ne lit pas,  
Celui qui n'écoute pas de musique,  
Celui qui ne sais pas trouver grâce à ses yeux.  
 
Il meurt lentement...  
 
Celui qui devient esclave de l'habitude  
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,  
Celui qui ne change jamais de repère,  
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements,  
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.  
 
Il meurt lentement...  
 
Celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions, celles  
qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les coeurs blessés.  
 
Il meurt lentement...  
 
Celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux  
au travail ou en amour,  
Celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves  
Celui qui pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.  
 
Vis maintenant ; risque-toi aujourd'hui !  
Agis tout de suite !  
Ne te laisse pas mourir lentement !  
Ne te prive pas d'être heureux !  
 
Texte de Pablo Neruda

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 23:23

La mort n'est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.

Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.

Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Priez, souriez,
pensez à moi,
priez pour moi.

Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans une trace d'ombre.

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.

Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 00:12

 

 

Je t'aime non seulement pour ce que tu es
mais pour ce que je suis quand nous sommes ensemble
.

- Roy Croft -

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 00:07

DORS TU ?


Et toi! dors tu quand la nuit est si belle?

Quand l'eau me cherche et me fuit comme toi?
Quand je te donne un coeur longtemps rebelle?
Dors tu ma vie? Ou reves tu de moi?
 
 M.D.Valmore
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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 00:17

tns0-630107359

 

 

J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends

 

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 16:58

 

Trois allumettes une à une allumées dans la nuit
La première pour voir ton corps tout entier
La seconde pour voir tes yeux
la dernière pour voir ta bouche
Et l'obscurité toute entière pour me rappeler tout ça
En te serrant dans mes bras.
 
paris by night
J.Prevert.

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